BATI BATI en avant

Qui est BATI BATI ?

 

Bati Bati est une structure qui s'appuie sur 2 piliers.

 

Bati Bati France est une association loi 1901 créée le 6 novembre 2014, à but humanitaire (taux d'abattement légal), dont le siège social est situé à Six Fours Les Plages. Elle agit dans l’aide à la population du village de Tignère, sous l’impulsion du Docteur Aboubakar ABDOULLAHI, natif de ce village du CAMEROUN. Elle est apolitique, laïque et à but non lucratif.

Témoignages

Aboubakar

Je me présente : Je m’appelle Aboubakar, je suis né le 19 mars 1979 à TIGNERE et j’ai effectué mes études dans la filière anthropologique sociale et culturelle à l’université de Yaoundé 1 et de Maroua sanctionnée par l’obtention d’un MASTER ; Ensuite, j’ai été admis à l’Institut National de Jeunesse et de Sport (INJS) où j’ai obtenu le diplôme de Conseiller Principal de Jeunesse et d’Animation. 

J’ai exercé en tant que fonctionnaire du Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique pendant une décennie à Maroua dans l’Extrême Nord du Cameroun avant d’intégrer le monde humanitaire du Comité International de la Croix Rouge (CICR)

Malgré mes multiples responsabilités, je m’organise à veiller sur la mise en œuvre des activités de l’association Bati Bati et à assurer la coordination entre l’équipe de Six Fours Les Plages et celle de TIGNERE.

Aboubakar, pouvez-vous nous parler de la naissance de Bati Bati ?

La naissance de BATI BATI a germé durant mes congés où on s’est rencontré à TIGNERE avec mon oncle Abdou. Celui-ci avait déjà une idée depuis la France pour venir en appui à TIGNERE. Ce dernier nourrissait une idée de création d’une association en faveur de la ville de TIGNERE que j’ai épousée. Nous avons enrichi ensemble cette idée, et de retour en France, il a très vite avancé avec la sensibilisation des membres et l’accélération des procédures de législation. 

 

Mes activités de coordinateur de BATI BATI à TIGNERE et in situ au Cameroun : 

Les activités de BATI BATI à TIGNERE se déroulent grâce à une forte implication des bénévoles à qui j’exprime toute ma reconnaissance. Malgré leurs multiples occupations et responsabilités, ils s’organisent pour apporter leur contribution dans la mise en œuvre des activités de l’association. Les membres les plus actifs au niveau de TIGNERE sont les suivants : 

  • Mr Mohamadou Mamoudou, personnel administratif à TIGNERE
  • Mme Zeinabou Alim, institutrice à TIGNERE
  • Mr Mohamadou Djafarou, instituteur à TIGNERE
  • Mr Ibrahima Alhadji Shehou, infirmier vétérinaire à TIGNERE
  • Mr Bobodji Mohamed Toukour, professeur de lycée à Ngaoundéré
  • Mr Ismaela Adamou, personnel administratif à Banyo

Aboubakar : BATI BATI et les premières actions

Après la naissance de l’association, le tout premier projet fut la formation des paires éducateurs dans le domaine de la santé de reproduction en 2014. L’objectif était de sensibiliser les jeunes adolescents sur la santé sexuelle et le VIH. Ce projet avait été mis en œuvre en partenariat avec la délégation départementale de la jeunesse et de l’éducation civique à TIGNERE.

Au fur et à mesure, d’autres projets ont vu le jour, notamment dans le domaine de l’éducation, l’accès à l’eau, la santé, le loisir, et…Nous avons mené des réflexions autour de la borne fontaine à TIGNERE, construite à l’époque coloniale. Les deux bornes fontaines ont été remises en fonction grâce aux efforts de tous et ont été rétrocédées à la mairie de TIGNERE. Un comité local de gestion a été créée pour s’assurer de la bonne exploitation, de l’entretien et de la maintenance des bornes fontaines. Ne pouvant pas étaler tous les projets, je vous invite à parcourir le site pour plus de détails. Sinon je résume l’association en une expression : 

« Moyens modestes et ambition grandiose » Merci à tous ceux qui s’investissent tant à Six Fours les Plages qu’à TIGNERE pour faire fonctionner l’association. 

Bachir

Bachir, vous êtes originaire de TIGNERE. Suite au décès de votre papa, à l’âge de 8 ans, vous avez vécu avec votre grand père et votre maman. Vous avez été encouragé dans vos études scolaires, du CE1 jusqu’à la terminale. 

Vous poursuivez des études supérieures et vous préparez un Master commerce et vente et vous poursuivez ces études dans la capitale, à YAOUNDE. 

Tout a commencé par l’apprentissage dans les livres ; on a recensé des enfants en classe de 4ème jusqu’à maintenant. J’ai 22 ans à présent.

Ces études vont durer 3 ans pour la licence. Je souhaite ensuite postuler dans une entreprise comme assistant manager. 

Comment êtes-vous entrée à BATI BATI ?

Cela fait 9 ans que je suis suivi par BATI BATI. On était en train de recenser les enfants sans un parent. 

Quel est votre rôle à présent dans BATI BATI à TIGNERE ?

A TIGNERE, j’étais avec Ibrahim, on plaçait les cahiers, les livres, l’organisation pour la remise et les kits scolaires et aidais pour les films. Zeinab, est avec nous. Elle travaille avec Aboubacar. On a eu la chance d’avoir des amis avec BATI BATI.

Qu’est-ce qui vous plait dans l’association ? 

La chose qui m’avait le plus plu, c’est leur soutien, même dans les moments difficiles. En ce qui concerne mon cas, pendant mon adolescence, ils m’ont apporté ce grand soutien, à travers Ibrahim et Zeinab, même Abdou, celui-ci a sa liste, ils parlent tous avec les jeunes et cela nous aide. Ils nous apportent un soutien moral. Ils sont là sur tous les fronts. Quand on grandit, c’est un truc de ding : des personnes ne nous connaissent pas mais ils font tout pour vous aider. C’est formidable cette proximité !

Parfois Zinab et Ibrahim nous réunissaient tous afin de voir ce qui n’ pas et nous donner une dynamique collective. 

Avez-vous rencontré l’équipe française ? oui j’ai vu plus particulièrement Michel et Viviane. C’était pour nous un vrai souffle de dynamisme. Ce qui m’a le plus marqué, c’est de pouvoir les voir et échanger dans la proximité et dans la réciprocité. C’était comme si c’étaient des personnes de toujours. Ils posaient beaucoup de questions. Ils nous demandaient comment on pouvait nous aider davantage. Cela nous a vraiment marqué, et pour toute la communauté.

 

Bachir suite

Quels sont les points forts, la force de BATI BATI vis-à-vis de TIGNERE ?

Ils interviennent concrètement sur tous les plans : sur le plan de l’éducation, le sport, ils sont là. Nous avons été les premiers à avoir mis un stade de volley, de basket, la bibliothèque. De grandes actions pour L’eau. Ils sont intervenus beaucoup en aide pendant la saison sèche. Avec le parrainage, tout le monde connait BATI BATI. Le plus grand impact de mon point de vue : voir la joie des mamans pendant la remise des livres aux enfants. Ils interviennent auprès des enfants orphelins et en difficultés pour les amener à aller à l’école. 

De votre point de vue, quels sont les impacts des actions de BATI BATI, sur les habitants ? que voyez-vous évoluer ?

Bonne influence auprès des enfants. Exemple d’un ami proche : il était venu dans la classe en CM1 : il avait la possibilité de sauter une classe, prêt pour le CM2, on a donc été séparés. C’était un enfant venu du Nigeria, avec des difficultés financières. En classe de 5ème c’était déjà un élève très intelligent. Il a pu effectuer des études supérieures. C’était un enfant battant. Ceci est un bel exemple. On s’est retrouvé dans notre parcours scolaire à partir du collège. 

Quelles sont les difficultés rencontrées sur le terrain pour mener à bien les parcours d’études ?

A Tignère, les filles peuvent être contraintes davantage pour se marier. C’est un vrai problème psychologique. Au final, on pourrait se dire que cela ne sert à rien car on rencontre ensuite des difficultés de travail. 

Le mariage est sacré dans la famille pour les filles. Elles seraient moins concentrées à l’école. Pour la période de l’adolescence il faut un bon encadrement. Il y a des lignes à ne pas dépasser. C’est là qu’il faut les soutenir et les réseaux d’influence pour vous détourner de l’école, sont là : les consoles de jeu, le foot, ce sont les 2 choses les plus importantes pour eux. Il faudrait changer les mentalités des enfants. Il faut y croire, les soutenir et assurer leur suivi. Quelquefois à l’adolescence on peut être perdu. 

Quels sont les projets qui vous touchent et ceux qui vous tiendraient à cœur ?

Les choses, elles sont nombreuses : tous les domaines essentiels sont touchés. Le parrainage : inviter les parents à être moins soucieux et leur dire que l’on peut faciliter la vie de leur enfant. Un enfant qui a un livre c’est très important…il y a aussi la bibliothèque qui est arrivée : elle introduit la connaissance ; elle est là pour inciter les gens à prendre conscience de cela. Il y a encore beaucoup de progrès à opérer dans ce sens. 

Quels messages avez-vous envie de communiquer aux soutiens français qui pourraient nous aider par leur soutien ou financièrement pour aider BATI BATI ?

Message : tout d’abord, dans la vie de chacun, chacun doit contribuer à quelque chose de bien. A l’association, il n’y a pas que le soutien financier, il y a cette dynamique, comme une famille.  On suit ce qui se passe et on cherche comment innover. On a tout à gagner de leur part et vous, l’association êtes toujours prêts à nous soutenir. Les actions de BATI BATI sont remarquables, c’est cela qui nous a toujours impressionné. On remercie l’association du fond du cœur. C’est un travail exceptionnel. Vous recherchez toujours des solutions. On est plus sur les solutions que sur les problèmes  

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